Malgré le sillage de la forte destruction d'emplois aux États-Unis en Mars, rappelons-nous que 701. 000 emplois ont été perdus, des niveaux similaires à ceux observés lors de la crise financière de 2008, les investisseurs se sont tournés vers les bonnes nouvelles du côté de la santé. Par conséquent, le constat d'un ralentissement du taux de contagion et de décès en Italie et en Espagne, comme dans d'autres pays européens moins touchés que ces premiers, combiné à une amélioration aux États-Unis, redonne un certain optimisme aux investisseurs. La principale incertitude qui survole les marchés est de savoir combien de temps durera la paralysie de l'activité économique. Des chiffres positifs en Europe suggèrent un retour progressif à la normalité dans environ un mois et plus tard ce sera le tour des États-Unis.
Sur le marché des matières premières, le pétrole mettait fin à 5 semaines consécutives de baisse. Au cours de la dernière semaine, le prix a baissé de 36% pour s'établir à 34,11 $ le baril. L'optimisme de la semaine dernière s'explique par l'éventuel accord de réduction de la production dans le groupe OPEP +, mais la réunion pour signer cet accord a été reportée de quelques jours, ce qui se traduit aujourd'hui par une baisse des prix du pétrole. Bien que cet accord puisse être conclu pour réduire la production de 10 millions de barils par jour, on estime qu'en avril de cette année, l'offre sur le marché sera de 23 millions de barils.
Alors qu'un certain optimisme commence à être perçu et que des plans doivent être lancés, nous proposons aujourd'hui une idée d'investissement. Ainsi, l'une des “super-tendances” dans le monde des investissements est le secteur des infrastructures. De plus en plus de personnes vivent dans les villes et ces villes nécessitent tous les types d'infrastructures de transport, de communication, de traitement des déchets ... Le secteur européen des infrastructures a eu de moins bonnes performances par rapport au marché depuis le début de la COVID-19. Ainsi, dans un scénario défavorable, les sociétés de gestion des infrastructures aéroportuaires prévoient elles-mêmes une baisse du trafic passagers allant jusqu'à 35%. Alors que les concessionnaires d’autoroutes à péage estiment cette baisse dans une fourchette de 20 à 30% de réduction du trafic routier. Notre scénario de base prévoit une reprise de l'activité au second semestre et devrait être prolongé d'ici 2021, conduisant à une reprise du trafic routier d'abord et plus tard du trafic aérien. Parmi les entreprises du secteur, nous avons opté pour Vinci et AENA, lesquelles ont moins de dettes et aussi un free cash flow” positif.