Hier, le conseiller de la santé de la Maison Blanche, Anthony Fauci, l'équivalent de notre Oriol Mitjà, a déclaré au Sénat américain qu'une réouverture prématurée de l'économie en dehors du coût en vies humaines pourrait avoir un impact économique plus important puisque les restrictions reviendraient. Ces déclarations ont refroidi l'esprit des investisseurs qui ont opté pour la vente. La spéculation croissante sur la possibilité que la Réserve fédérale place ses taux d'intérêt en territoire négatif n'a pas non plus aidé, ce facteur a pénalisé le secteur financier. À l’abri de cette nouvelle, l'Europe a ouvert en rouge et les déclarations du président de la Réserve fédérale n'ont pas contribué à inverser cette tendance. Jerome Powell a mis en garde contre une longue période de faible croissance ainsi que des revenus stagnants. Il a également éliminé la spéculation sur les taux négatifs en affirmant que ce n'était pas quelque chose qui était envisagé. Ce qu'il n'exclut pas, ce sont de nouvelles stimulations résultant de la lente reprise qu'il attend.
La paralysie des économies nous mène aujourd’hui au Royaume Uni où on a connu le PIB du 1T20 qui montre une contraction trimestrielle de 2%, si l’on observe l'évolution mensuelle, au cours du mois de Mars elle a baissé de 5,8% par rapport aux niveaux de Février et les prochains Avril et Mai montreront encore des magnitudes plus négatives.
La Commission Européenne cherche à sauver la saison d’été.
Aujourd'hui, nous avons connu les plans de la Commission européenne pour rouvrir les frontières intérieures de l'Union, ce qui permettra aux citoyens du bloc de circuler librement, en ce qui concerne les frontières extérieures ici il faut continuer à appliquer des restrictions. La Commission européenne cherche à sauver la saison estivale. Une bonne nouvelle pour le secteur aéronautique, même si cela n'est pas reflété dans les cotations, c’est que l’on n'obligera pas à laisser néant le siège central, les avions pourront donc fonctionner à 100% de sa capacité, mais le port est obligatoire de masques à l'intérieur, et même aux terminaux.
L’OPEP révise à la baisse ses prévisions de demande pour 2020.
Quant à l'OPEP, celle-ci a réduit ses prévisions de demande pour 2020, ainsi elle prévoit une contraction de la demande du 9,1% ou ce que le lui-même 9,07 millions de barils quotidiens. Le mois dernier leurs estimations attendaient une chute de la demande en dessous du 7%. Les coupures annoncées entre les principaux pays producteurs jusqu'à 9,7 millions de barils par jour qui ont commencé le dernier 1er Mai et le quelles s'allongeront jusqu'à la fin Juin (au minimum, il ne faut pas écarter une extension de ces coupures), ont permis un rebondissement du prix du pétrole et postérieurement une stabilisation autour des 30 dollars le baril de type brent. Les coupures additionnelles annoncées au début de cette semaine du côté des pays membres de l'OPEP serviront pour réduire les stocks.